ACTUALITÉS

Une acquisition majeure pour le musée : l’armature de la plaque de joaillerie de l’ordre du Saint-Esprit de Charles X

Le 14 novembre dernier, à l’occasion de la dispersion des collections de la famille de Bourbon-Parme chez Sotheby’s Genève, le musée a pu acquérir l’armature d’une plaque de joaillerie de l’ordre du Saint-Esprit ayant appartenu à Charles-Philippe de France, comte d'Artois, roi de France sous le nom de Charles X de 1825 à 1830. Cette acquisition a été possible grâce à une importante participation du Fonds du Patrimoine, associée au soutien de la Société des Amis. Rarissime, cette pièce fait partie des derniers témoignages connus des insignes de joaillerie arborés par la famille royale française sous l’Ancien Régime et la Restauration.

Comme nous le prouve les inventaires de 1691[1], cette pratique fut initiée par Louis XIV pour lequel furent réalisés plusieurs insignes de l’ordre du Saint-Esprit en diamants. Au début du XVIIIe siècle, l’usage se diffusa au sein de la cour. Dans ses Mémoires, Saint-Simon écrit ainsi du marquis d’Effiat : « c’est le premier particulier à qui j’ai vu une croix du Saint-Esprit de diamants fort belle sur son habit au lieu de la croix d’argent brodée »[2]. Avec l’arrivée d’un Bourbon sur le trône d’Espagne, les monarques français se mirent également à arborer l’ordre de la Toison d’or et dans les années 1750, Louis XV commanda à Jacquemin, joaillier de la couronne, deux ensembles d’insignes du Saint-Esprit et de la Toison d’or pour ses parures dites « blanche » et de « couleur ». Ces décorations, composées notamment des Mazarin II et IX, de l’œuf de Naples ou encore de la célèbre côte de Bretagne,  furent victimes de la Révolution et du vol de joyaux de la Couronne en 1792.

Napoléon Ier conserva cet usage et commanda des insignes de joaillerie des ordres qu’il venait de fonder.

Avec la Restauration, les ordres du roi furent de nouveaux officiellement distribués et Louis XVIII se fit réaliser une série d’insignes de joaillerie, et son frère, alors dauphin de France, une plaque du Saint-Esprit en diamants. Montés avec les diamants de la couronne, les décorations de Louis XVIII furent hélas démontées ou dispersées sous le Second Empire et la Troisième République.

Commande privée, la plaque du comte d’Artois ne fut en revanche pas restituée à Louis-Philippe à la fin de la Restauration. Elle était composée de diamants acquis grâce aux fonds de sa liste civile. Demeurée dans ses collections durant l’exil de la famille royale, elle fut léguée par Charles X à sa petite-fille à son décès en 1836.

Cette décoration n’échappa tout de même pas à son démontage, en 1903, à l’occasion du mariage d’Elie de Bourbon-Parme avec Marie-Anne d’Autriche. Les pierres furent utilisées pour un diadème orné de fleurs de lys (également dispersé lors de la vente du 14 novembre). Seuls demeurent aujourd’hui l’armature et les rubis composant le bec et les yeux de la colombe. Tant par sa rareté que par la pratique qu’elle symbolise, cette plaque constitue une acquisition majeure pour le musée. Elle sera très prochainement exposée dans la salle des ordres royaux.

 

[1] Archives Nationales, côte O1 3361

[2] Mémoires, tome VI duc de Saint-Simon, Collection Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris, 1958.

100 ANS APRES...

À la fin de la Première Guerre mondiale, le peintre suisse Eugène Burnand a réalisé une centaine de portraits de soldats, aumôniers et infirmières d’horizons très divers. 100 ans après… l’artiste urbain C215 revisite ces portraits et rend hommage à ces combattants par un travail plus contemporain présenté dans une double exposition dans les douves de l’Hôtel national des Invalides et au musée de la Légion d’honneur.

 

L’artiste a choisi 20 portraits représentatifs des armées françaises de cette période. Ils regroupent des soldats venant d’unités régulières ou de réserve, originaires de métropole ou des colonies, engagés sur terre, en mer ou dans les airs, au front comme à l’arrière.

Ils seront exposés sous forme de photographies dans les douves nord de l’Hôtel national des Invalides. Parallèlement, les pochoirs originaux ainsi que des objets de la vie quotidienne des Poilus (bidons de soldat et étuis de revolvers d’officiers) peints par C215 seront à découvrir au musée de la Légion d’honneur, ainsi que les portraits au pastel de Burnand qui font partie des collections permanentes de l’institution.

Créée dans le cadre des commémorations de l’armistice de 1918, cette double exposition 100 ans après… est un hommage aux sacrifices immenses consentis au cours de ces années d’épreuve. Elle offre un dialogue entre les deux artistes. Deux époques, deux regards, deux styles différents mais une même émotion et une même volonté de transmettre avec authenticité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Inscriptions pour les XIIIe Conférences des Sociétés phaléristiques

Comme chaque année, les sociétés phaléristiques sont invitées à se rencontrer lors d'un week-end des conférences et d'évènements culturels.

 

Les prochaines rencontres auront lieu du 10 au 12 mai 2019 à Vienne. Les inscriptions sont maintenant ouvertes et vous trouverez ici les liens pour télécharger le programme et le formulaire d'inscription :

 

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Exposition au musée : "Cent portraits pour un centenaire, les distinctions honorifiques du maréchal Foch"

Le musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie a exposé du 11 novembre 2017 au 18 février 2018 Cent portraits pour un centenaire, les soldats de Foch vus par Burnand, en collaboration avec la fondation du musée Eugène Burnand et le musée de l’Armée.

 

Inscrite dans le cadre des commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, cette exposition met à l’honneur l’un des trésors du musée, Les Alliés dans la guerre des nations, série de portraits de soldats peints entre 1917 et 1921 par le suisse Eugène Burnand — et les place en regard des décorations et des bâtons de maréchal de Foch exceptionnellement prêtés par le musée de l’Armée. Sont ainsi à nouveau réunis celui qui fut commandant en chef des troupes alliées et les soldats de la Grande Guerre saisis par un portraitiste qui s’attacha à rendre toute leur humanité et dont on découvrira également certaines œuvres emblématiques résumant sa carrière de peintre naturaliste, religieux, d'histoire et celle d’illustrateur. Accompagnant les tableaux et les insignes honorifiques, de multiples vidéos historiques et le carnet de notes et de croquis d’Eugène Burnand leur donnent vie et éclairent le processus créatif de l’artiste.

 

 

Et pour mémoire...

Le 1er septembre 2016, le Général d'armée Benoît PUGA a été nommé Grand Chancelier de la Légion d’honneur et chancelier de l’Ordre national du Mérite

 

Le général PUGA a été élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur le 3 août 2016. Il est titulaire de très nombreuses décorations françaises et étrangères.

 

Le général d’armée Benoît PUGA est né le 30 janvier 1953. Ancien élève du Prytanée militaire (4972 C), diplômé de l’ESM de Saint-Cyr Coëtquidan (promotion Maréchal de Turenne), titulaire d’une maîtrise d’histoire et d’un DEA de Relations internationales, il a choisi de servir dans l’Infanterie. Il est marié et père de 11 enfants.

 

  • 1973 – 1975 Élève officier, École spéciale militaire de Saint-Cyr
  • 1975 – 1976 École d’application de l’Infanterie, Montpellier
  • 1976 – 1978 Lieutenant, chef de section, 1er groupe de chasseurs (Metz)
  • 1978 – 1984 Chef de section puis capitaine, commandant de compagnie au 2e REP
  • 1984 – 1986 Officier de quart au Centre opérationnel de l’armée de Terre
  • 1985 Promu chef de bataillon
  • 1986 – 1987 Chargé de mission au groupe d’études stratégiques du Secrétariat général de la Défense nationale
  • 1987 – 1989 Stagiaire à l’École supérieure de guerre
  • 1989 Promu lieutenant-colonel
  • 1989 – 1992 Commandant de bataillon, École spéciale militaire de Saint-Cyr
  • 1992 – 1994 Officier au bureau Études, état-major de l’armée de Terre
  • 1994 Promu colonel
  • 1994 – 1995 Assistant militaire auprès du général de La Presle, commandant de la FORPRONU en ex-Yougoslavie
  • 1995 – 1996 Conseiller militaire de Carl Bildt, négociateur des accords de paix de Dayton
  • 1996 – 1998 Chef de corps du 2e REP
  • 1998 – 1999 Professeur au Collège interarmées de Défense
  • 1999 – 2001 Auditeur au CHEM et à l’IHEDN, Paris
  • 1999 Détaché auprès de Carl Bildt, envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour les Balkans
  • 2000 – 2002 Adjoint du chef du Centre opérationnel interarmées
  • 2002 Promu général de brigade
  • 2002 – 2004 Chef du Centre de planification et de conduite des opérations à l’EMA
  • 2004 – 2007 Commandant des Opérations spéciales
  • 2005 Promu général de division
  • 2007 Promu général de corps d’armée
  • 2007 – 2008 Sous-chef opérations de l’État-major des armées
  • 2008 – 2010 Directeur du Renseignement militaire
  • 2010 Promu général d’armée
  • 2010 – 2016 Chef de l’état-major particulier du Président de la République.

 

Souscription : faites un cadeau d’anniversaire au musée !

Contribuez à l’acquisition  d’un médaillon de l’ordre de Saint-Louis très probablement de provenance royale

Le 17 novembre dernier, le musée de la Légion d’honneur a fêté les dix ans de sa réouverture. Il vient de se porter acquéreur d’un médaillon de l’ordre de Saint-Louis pour la somme de 12 810 €. A cette occasion, contribuez à offrir au musée ce magnifique cadeau.

 

Extrêmement rare, il s’agit du seul médaillon connu de l’ordre de Saint-Louis datant du XVIIIe siècle. Seul cinq autres médaillons de l’ordre du Saint-Esprit datant de cette époque ont également été répertoriés.

 

A la création de l’ordre en 1693, les statuts prévoient que le Roi et le dauphin « porteront la Croix dudit Ordre de saint Louis, avec la Croix du saint Esprit ». (art.4). De fait, l’usage, régularisé par l’édit de 1719, s’établit pour les chevaliers du Saint-Esprit de porter seulement un nœud rouge au bas du cordon bleu, au dessus de la croix. C’est Louis qui rétablit en 1779 le port par les chevaliers des ordres du roi de l’insigne de Saint-Louis à la Boutonnière.

 

Louis XVI tout comme ses fils dauphins successifs, portèrent la croix de chevalier à la boutonnière. Or, les tableaux les représentent portant en fait de croix, un petit médaillon à un ruban rouge, en tout point conforme au médaillon de la vente de Marseille : « Marie-Thérèse-Charlotte de France, duchesse d'Angoulême et son frère, Louis-Joseph-Xavier-François de France, dauphin » (château de Versailles), « Louis-Joseph-Xavier-François, dauphin de France » (localisation inconnue), par Elisabeth Vigée-Lebrun, Louis-Charles de France, par Alexandre Kucharski (château de Versailles) et diverses gravures de la fin du XVIIIe siècle.

 

Cette iconographie associée à des recherches nous porte donc à croire que ce médaillon aurait appartenu à Louis-Charles de France (1785-1795), plus connu sous le nom de « Louis XVII » ou à son grand frère, Louis Joseph Xavier François de France (1781-1789).

 

Afin de pouvoir acquérir cet insigne illustrant le port de l’ordre de Saint-Louis par les Dauphins de France à la fin de l’Ancien Régime, le musée ouvre une souscription ouverte à tous.

 

Le bulletin de souscription est téléchargeable ci-dessous.

 

 

Souscription - médaillon de Saint-Louis
Bon_souscription_médaillon.pdf
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Vos dons par chèque peuvent être laissés à l’accueil accompagné de ce bulletin ou retournés à l’adresse ci-dessous. Vous pouvez également faire un virement grâce aux coordonnées indiquées sur ce même bulletin. Vous recevrez en retour un reçu qui vous permettra une déduction fiscale sur l’IRPP sur la base sur la base de la législation en vigueur (de 60% pour une personne morale, 66% pour une personne physique). Par exemple, pour une personne physique, un don de 100 € avec 66% de déduction fiscale équivaut à une dépense réelle de 34 €.

 

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