LA 1ERE PROMOTION DE L’ORDRE DE SAINT-LOUIS – 8 MAI 1693 (1)

 

 

Christophe Guimaraes

 

L'auteur tient à exprimer sa plus vive reconnaissance à monsieur Pierre de Bizemont, pour sa collaboration, ses encouragements et ses conseils dans la réalisation de cet article.

 

 

La découverte dans une collection privée, du brevet de chevalier de Saint-Louis en date du 8 mai 1693, du sieur de CLEZIEUX, sous brigadier de la première compagnie des mousquetaires, semble être le seul document parvenu jusqu’à nous de cette première promotion. La curiosité du chercheur nous a invités, à en savoir plus sur le sujet, que nous allons aborder.

 

L’ordre militaire de Saint-Louis fut établi dans des circonstances historiques trop connues pour qu’il soit besoin de les rappeler longuement.

 

Fondé par le roi Louis XIV le 5 avril 16932, l’ordre militaire de Saint-Louis, fut le premier ordre de chevalerie uniquement créé pour être la récompense et la marque de la valeur, des services et des talents militaires en faveur des officiers de ses troupes ; les bas officiers3 et les soldats n’auront pas accès à l’ordre, ainsi que les protestants… mais telles étaient les idées de l’époque. Pour être admis il fallait être catholique et avoir servi dix années en qualité d’officier. Par la suite les années de guerre compteront double, la croix pourra être attribuée pour action d’éclat et les temps de service seront en augmentation. Décision importante, il n’y avait pas de preuve de noblesse à fournir, ce qui sera presque révolutionnaire. Contrairement aux « Ordres du Roi » il existe une hiérarchie : 8 grands-croix, 24 commandeurs, dont le nombre sera augmenté à plusieurs reprises et 128 chevaliers pensionnés. Dès la seconde promotion en février 1694, voulant à la fois maintenir les statuts qui limitaient le nombre des chevaliers dotés de pension et récompenser tous ceux qui le méritaient, Louis XIV créa un nombre illimité de chevaliers, qui ne pouvaient obtenir de pension que dans la mesure des extinctions des premiers dignitaires. Une dotation de 300.000 livres fut affectée à l’ordre. Aboli par la convention en 1792, rétabli par Louis XVIII, l’ordre disparut à l’avènement de Louis-Philippe en 1830. Durant ses 137 années d’existence, l’ordre de Saint-Louis dès sa création, sera le plus populaire de France, l’un des plus prestigieux d’Europe et il jouira d’une estime particulière en dehors de l’armée4. Le total des nominations sous le règne de Louis XIV serait approximativement de 18505. Pour nous en remettre au jugement d’un général de quelque réputation « c’est à la monnaie de l’ordre de Saint-Louis que Louis XIV dut de pouvoir résister à la coalition » (Napoléon).

 

66 ans plus tard, le 10 mars 1759, pour récompenser les officiers protestants étrangers au service du roi, qui ne pouvaient avoir accès à l’ordre de Saint-Louis, Louis XV instituera le mérite militaire. La hiérarchie sera presque identique : distribué parcimonieusement, on ne compte que 100 nominations environ sous l’ancien régime. Le mérite militaire disparaîtra dans les mêmes conditions que l’ordre de Saint-Louis.

 

Le dimanche 5 avril 1693 à Versailles, Louis XIV signait l’édit qui créait l’ordre de Saint-Louis (enregistré au parlement de Paris le 10 avril) à la fois militaire, national, dynastique et religieux. L’édit comportait 36 articles, dont les onze premiers ont été maintenus dans leur esprit, sinon toujours dans leur lettre, aussi longtemps que l’ordre a été conféré.

 

Bien que l’édit soit connu, il paraît bon d’en revoir certains articles pour illustrer nos propos.

 

Le roi se réclame grand maître et chef souverain de l’ordre et incorpore la grande maîtrise à la couronne, article 1.

 

L’ordre sera composé de chevaliers de droit : le roi, le dauphin, les maréchaux de FRANCE, l’amiral de FRANCE6 et le général aux galères7 articles 2-4 et 5.

 

L’ordre est compatible avec ceux du Saint-Esprit et de Saint-Michel, article 6, mais non avec celui de Malte ; Louis XV fera une exception à cette règle. Il sera également compatible avec l’ordre de Notre-Dame du Mont Carmel, sans que cela soit mentionné dans les statuts : nous trouverons dans la première promotion plusieurs titulaires de cet ordre.

 

Les promotions sont réglées par l’article 7 qui dit que les grands-croix seront tirés du nombre des commandeurs et les commandeurs du nombre des chevaliers.

 

L’article 8 réserve à la marine un grand-croix, trois dignités de commandeur et un huitième des croix de chevalier. Il apparaît nettement que la marine se présente comme le « parent pauvre ».

 

Cependant monsieur de PONTCHARTRAIN, proposera au roi d’instituer en faveur des pilotes et des matelots une récompense qui consisterait en une médaille d’argent, Louis XIV adoptera cette pensée. En conséquence des médailles furent frappées à cet effet à l’hôtel des monnaies. Le marin devait la porter sur sa poitrine suspendue à un ruban bleu foncé. La médaille représentait le roi assis sur la poupe d’un vaisseau et un pilote s’avançant respectueusement pour recevoir cette marque d’honneur. Les mots de la légende étaient : VIRTUTI NAUTICAE PRAEMIA DATA, l’exergue portait : ANNO 16938.

 

Le préambule de l’édit d’avril 1693 et l’article 11, fixent les conditions d’admission qui entre autres précisent que la vertu, le mérite et les services rendus avec distinction sont les seuls titres pour être admis dans l’ordre, les officiers doivent professer la religion catholique, apostolique et romaine et avoir servi sur terre ou sur mer en qualité d’officier pendant dix années. Ce qui exclura les officiers protestants comme le comte de Saxe.

 

L’article 12 précise néanmoins que « la profession de la religion catholique, apostolique & romaine, sera justifiée par une attestation de l’archevêque ou évêque diocésain ; & les services, par nos brevets, commissions ou provisions & par les certificats des généraux & commandants de nos troupes de terre et de mer ».

 

Article 13, lettres ou provisions : « Les lettres ou provisions que nous accorderons à ceux qui auront été par nous choisis pour être chevaliers dudit ordre de Saint-Louis, ou pour monter aux places de commandeur ou de grand-croix, seront signées, savoir : pour les officiers servant dans nos troupes de terre, par le secrétaire d’état qui a le département de la guerre9 & pour les officiers de mer, par le secrétaire d’état qui a le département de la marine & des galères10 & les unes & les autres seront scellées du sceau dudit ordre de Saint-Louis, qui demeurera entre les mains de notre amé & séal le chancelier & garde des sceaux de France11. Voulons que les attestations, copies de brevets & commissions & autres pièces justificatives des qualités requises pour entrer dans ledit ordre, soient attachées sous le contre-scel des provisions de chevaliers ».

 

Nous reproduisons ci-dessous le texte intégral d’une provision de 1000 livres de la première promotion du 8 mai 1693, concernant le sieur de CLEZIEUX, reçu par le roi à Versailles le lundi 14 décembre 1693, à l’issue de son lever12 :

 

« Louis par la grâce de dieu roy de France et de Navarre chef souverain grand maître et fondateur de l’ordre militaire de Saint-Louis à tous ceux qui ces présentes lettres verront salut. Ayant par notre édit du mois d’avril dernier créé et érigé ledit ordre militaire de Saint-Louis pour reconnaître les services que ceux des officiers de nos troupes de terre et de mer nous auraient rendus avec distinctions  pendant le temps de dix années au moins nous étant réservé d’établir le nombre de chevalier dudit ordre que nous jugerions à propos, dont nous avons destiné la 8ème partie aux officiers de nos troupes de mer étant bien informez des bons et fidèles service que le sieur de CLEZIEUX sous brigadier de la première compagnie de nos mousquetaires à cheval, nous a rendus pendant l’espace de vingt cinq années et plus, ainsi qu’il paraît par les certificats ci attachez sous le contre scel de ces présentes qui justifient aussi de ses bonnes vie et mœurs la religion catholique apostolique et romaine. A ces causes nous avons ledit sieur de CLEZIEUX fait constitué ordonné et établi et établissons par ces présentes signées de notre main dudit ordre militaire de Saint-Louis pour par lui jouir dudit titre de chevalier avec honneurs qui y sont dus et à la pension a lui ordonnée par nos états avec faculté de tenir rang parmi les autres chevaliers dudit ordre et de porter une croix d’or sur l’estomac attachée à un petit ruban couleur de feu sur laquelle il y aura l’image de Saint-Louis à condition d’observer les statuts dudit ordre sans y contrevenir directement ou indirectement et de se rendre à notre couret suite toutes fois et qauntes fois que nous lui ordonnerons pour notre service ou pour le bien et utilité dudit ordre. Si donnons en mandement à tous grands croix, commandeurs et chevaliers dudit ordre de faire reconnaître le sieur de CLEZIEUX en la qualité de chevalier dudit ordre de Saint-Louis, de tous ceux et ainsi qu’il appartiendra ayant reçu de lui le serment en tel cas requis et accoutumé. Mandons aussi à notre amé et séal trésorier dudit ordre le sieur DUFRESNOY, qu’au sieur de CLEZIEUX il paye baille et délivre comptant par chacun an la pension que nous lui aurons ordonné en ladite qualité de chevalier suivant l’état que nous en ferons expédier à commencer du premier juillet de la présente année. Et rapportant par ledit trésorier ces présentes ou copies d’icelles dûment collationné pour une fois seulement avec la quittance dudit sieur de CLEZIEUX sur ce suffisante nous voulons que ce qui lui aura été payé à l’occasion susdite soit passé et allons en la dépense de ces comptes que le dit trésorier rendra son maniement par devant les commissaires pour nous ordonner par le dit édit auxquels nous mandons ainsi le faire sans difficulté car tel est notre plaisir en témoin de quoi nous avons fait mettre le dit ordre à ces présentes, donné à Versailles le huitième jour de mai de l’an mil six cent quatre vingt treize et de notre règne le cinquantième. » Signé LOUIS.

 

Mentions marginales :

« Aujourd’hui quatorzième jour de décembre 1693 le roy étant à Versailles le sieur de CLEZIEUX dénommé en ladite présentation a prêté en mains de sa majesté le serment qu’il était tenu de lui faire en qualité de chevalier de l’ordre militaire de Saint-Louis dont sa majesté la pourvu par la dite présentation, moi, conseiller de sa majesté et secrétaire d’état (illisible) commandement présent signé LE TELLIER ».

 

La prestation de serment sera réglée par les articles 14 et 15 : « Le chevalier pourvu se présentera devant nous, pour prêter le serment ; auquel effet il se mettra à genoux, jurera & promettra de vivre & mourir dans la religion catholique, apostolique & romaine ; de nous être fidèle & de ne se départir jamais de l’obéissance qui nous est due & à ceux qui commandent sous nos ordres ; de garder, défendre & soutenir de tout son pouvoir, notre honneur, notre autorité nos droits & ceux de notre couronne envers & contre tous ; de ne quitter jamais notre service, ni aller à celui d’aucun prince étranger, sans notre permission & agrément par écrit ; de nous révéler tout ce qui viendra à sa connaissance contre notre personne & notre état ; de garder exactement les statuts & règlements 13dudit ordre ; & de se comporter en tout, comme un bon, sage, vertueux & vaillant chevalier doit faire ; le tout selon la formule dont il sera fait lecture par le secrétaire d’état qui aura expédié les provisions ».

 

« Après que le chevalier pourvu aura prêté serment en cette forme, nous lui donnerons l’accolade13 & la croix ; desquels serment & accolade il sera expédié & signé, par le même secrétaire d’état, un acte sur le repli des provisions14.

 

L’article 19, établit l’administration de l’ordre de la manière suivante :

 

Un trésorier à 4000 livres d’appointements : Hélie, DUFRESNOY, conseiller du roi en ses conseils d’état, premier commis de M. de BARBEZIEUX, secrétaire d’état ayant le département de la guerre depuis 1659 (34 années). Il est chargé de l’administration de la dotation de l’ordre, recettes en provenance des divers revenus de l'ordre et dépenses, paiement des pensions et des frais. Cette gestion est contrôlée par le garde des sceaux, les secrétaires d’état à la guerre et à la marine. Elle doit être approuvée chaque année par les membres du conseil sortant.

 

Un greffier à 3000 livres d’appointements : M. LEFEBVRE, conseiller du roi, contrôleur général des bâtiments, jardins de sa majesté, arts et manufactures de France. Il exerce les fonctions d’un secrétaire général, il tient à jour le registre des membres, leur état civil et l’enregistrement de leurs nominations et un second registre dans lequel il écrira tout ce qui se fera dans les assemblées et délibérations qui y seront prises (article 26).

 

Un huissier à 1400 livres d’appointements : M. de la PRE, maréchal des logis des camps et armées du roi depuis plus de trente années consécutives. Maître des cérémonies, il prépare les assemblées et réunions et assure le bon déroulement des séances.

 

Ces trois officiers reçurent la croix de chevalier après avoir prononcé le serment qui les engageait à remplir scrupuleusement leurs fonctions, mais détail qui avait son importance et qui est mentionné, il ne leur était pas donné l’accolade. Ils ont conservé le droit de porter la croix après la cessation de leurs fonctions (article 20).

 

Les articles 22 à 25 ont trait à la fête de l’ordre le jour de la Saint-Louis (25 août), la première n’aura lieu seulement qu’en 1779.

RÉPARTITION DE LA RENTE ANNUELLE DE L’ORDRE (article 28)

Dotation de l’ordre d’une rente annuelle de 300.000,00 livres, répartie de la manière suivante :

  • 8 grands-croix avec pension 6.000 livres
  • 8 commandeurs avec pension 4.000 livres
  • 16 commandeurs avec pension 3.000 livres
  • 24 chevaliers avec pension 2.000 livres
  • 24 chevaliers avec pension 1.500 livres
  • 48 chevaliers avec pension 1.000 livres
  • 32 chevaliers avec pension 800 livres
  • 1 trésorier avec gage de 4.000 livres (pour frais de comptes, registres et autres)
  • 1 greffier avec gage de 3.000 livres (pour frais de comptes, registres et autres)
  • 1 huissier avec gage de 1.400 livres (pour frais de comptes, registres et autres)

Reliquat de 6.000 livres pour l’achat des croix et autres dépenses imprévues

 

Le tableau ci-dessous permet de comparer la valeur des livres de 1693 à nos euros actuels15

Pension 6.000 livres  

108.850,00 euros

Pension 4.000 livres

72.565,00 euros

Pension 3.000 livres

54.450,00 euros

Pension 2.000 livres

 36.282,00 euros

Pension 1.500 livres

 27.210,00 euros

Pension 1.000 livres

 18.150,00 euros

Pension    800 livres

  14.513,00 euros

 

Les articles 29 à 36 traitent de l’administration de l’ordre.

 

Grâce au journal tenu par Hélie DUFRESNOY, trésorier de l’ordre, retrouvons les premières heures de cette promotion :

 

« ! le 8 mai le roy m’a honoré de la charge de trésorier. Le lendemain 9e du mois de mai, je fus au lever de sa majesté, pour l’en remercier et lui ayant dit au sorti de son prie dieu que je venais lui rendre très humble grâce de celle qu’elle avait eu la bonté de me faire, elle me coupa la parole et d’un visage riant me dit en passant dans son cabinet, ces mots, je prendrai toujours plaisir quand j’aurai l’occasion de vous en faire.

 

le 10 mai, jour de la Pentecôte, sa majesté m’envoya dire à l’issue de la messe, par un garçon de sa chambre que je me trouvas dans son cabinet après son dîner ou m’étant rendu comme fit aussi monsieur LEFEVRE, greffier de l’ordre, sa majesté après avoir fait mettre à genoux : son fils le Dauphin16, son frère Philippe duc d’Orléans17, le duc de Chartres18 fils de ce dernier, le prince de Conti19, et le maréchal de Bellefonds, écoutèrent la lecture du serment de l’ordre20 faite par le marquis de BARBEZIEUX, ensuite le roi, debout et la tête couverte, tira son épée, leur en frappa sur les deux épaules, leur donna l’accolade en leur disant « par Saint-Louis, je vous fais chevaliers », et leur donna aussi à chacun une croix à mesure que je les lui présentai. Après cette cérémonie monsieur BLOUIN21, l’un des premiers valets de chambre de sa majesté me remit par son ordre ce qu’il avait de croix d’or émaillé sur laquelle il y avait l’image de Saint-Louis. Il me remit aussi 8 grandes et 8 petites croix broderies d’or pour mettre sur les manteaux et justaucorps des huit grands-croix du dit ordre et les rubans larges de soie couleur de feu pour attacher les croix des grands-croix et celle des commandeurs et des rubans étroits  aussi de soie couleur de feu pour attacher les croix des chevaliers toutes lesquels choses avaient été commandées d’avance par ordre de sa majesté à des ouvriers et marchands qui les avaient livrées à monsieur de Saint (sic) BLOUIN !!!

 

Observons qu’à part la famille la famille royale, le maréchal de BELLEFONDS, fut le premier honoré de cette distinction.

 

Le prince de CONDÉ et son fils Louis duc de BOURBON, seront reçus le 11 mai.

La liste des chevaliers de la première promotion semblait être bien connue et plusieurs fois reprise dans des ouvrages de références. Cependant cette liste se révèlera totalement incomplète, erronée et souvent contradictoire notamment sur le nombre des récipiendaires, leurs états et dates de réception. Les 8 grands-croix et les 24 commandeurs seront identifiés avec certitude. Des 128 chevaliers pensionnés prévus par l’édit d’avril 1693, 120 seront retrouvés de la nomenclature donnée par MAZAS. Il nous semblait important pour l’histoire de l’ordre d’approfondir les recherches en accompagnant leurs noms de leurs états de service et de leurs dates de réception.  Poursuivant nos investigations et grâce au journal de DUFRESNOY et DANGEAU22, 6 chevaliers supplémentaires seront identifiés avec certitude, ce qui nous porte à un total de 126. Où sont les deux manquants ? DUFRESNOY cite le comte de TESSE23 comme ayant été reçu chevalier de Saint-Louis le 28 décembre 1693 ainsi que le chevalier Jacques, FERRE, seigneur de la Frédière, reçu le 12 mai 1693. Ce qui nous porterait à un total définitif de 128 chevaliers pensionnés. MAZAS, tome I, page 134, cite le comte de TESSE dans la promotion de 1694. Les recherches effectuées, n’ont pu permettre d’affirmer ces informations, et nous avons exclu volontairement ces deux noms de la liste. 2 chevaliers n’auraient-ils pas été nommés ? ou tout simplement faisaient-ils partie d’une hypothétique réserve ?

 

Le mercure galant de mai 1693 nous indique déjà les difficultés rencontrées sur cette première liste : « c’est même une chose assez difficile à faire aujourd’hui, quoi que la nomination soit faite, et que Paris soit rempli des listes des officiers qu’il a plu au roy de nommer pour être officiers de ce nouvel ordre. Quand il s’agit de noms propres, une liste n’a pas été copiée deux fois, qu’elle court défigurée… » Il en est de même de la gazette de Hollande, qui dans ses nouvelles de Paris du 15 mai 1693 publie une liste de 108 chevaliers sur 128 nommés. Les noms souvent très sommaires, repris ci-après, sont ceux qui se trouvent dans les documents originaux. Il s’agit le plus souvent uniquement de noms de terre sans même de prénom, ce qui rend très difficile l’identification des récipiendaires. Nous nous sommes efforcés de retrouver quelques renseignements complémentaires permettant de mieux individualiser chaque officier.

LISTE DES MARÉCHAUX DE FRANCE CHEVALIERS DE SAINT-LOUIS DE PAR LEURS CHARGES SANS QU’IL LEUR AIT ÉTÉ EXPÉDIÉS DE PROVISION NI D’ACTE DE SERMENT24.

BELLEFONDS (marquis de) Bernardin, GIGAULT, né en 1630-décédé à Vincennes le 04.12.1694, chevalier du Saint-Esprit le 31.12.1688, maréchal de France en 1688, reçu par le roi à Versailles le 10 mai 1693.

BOUFFLERS (duc de) Louis, François, né le 10.01.1644-décédé à Fontainebleau le 22.08.1711, chevalier de la Toison d’or et chevalier du Saint-Esprit le 31.12.1688, maréchal de France le 27 mars 1693.

CATINAT (de) Nicolas, seigneur de Saint-Gratien, né à Paris le 1er septembre 1637-décédé à Saint-Gratien le 25 février 1712, surnommé par ses soldats « le père de la pensée », maréchal de FRANCE le 27 mars 1693, reçu par le roi à Versailles le 25 janvier 1694.

CHOISEUL (comte de) Claude, marquis de FRANCIERES, né en 1632-décédé le 11.03.1711, chevalier du Saint-Esprit le 31.12.1688, maréchal de FRANCE le 27 mars 1693, reçu par le roi à Versailles le14 mai 1693.

ESTRÉES (d’) Jean, né le 03.11.1624-décédé le 19.05.1707, vice-amiral de France, vice-roi d’Amérique, chevalier du Saint-Esprit le 31.12.1688, maréchal de FRANCE en 1681, reçu par le roi à Versailles le 03 janvier 1694.

HUMIÈRES (d’) Louis de CREVANT, né en 1628-décédé le 30.08.1694, chevalier du Saint-Esprit le 31.12.1688, maréchal de FRANCE en 1668, reçu par le roi à Compiègne le 21 mai 1693.

JOYEUSE (marquis de) Jean Armand, né en 1631-décédé le 01.07.1710, chevalier du Saint-Esprit le 31.12.1688, maréchal de FRANCE le 27 mars 1693, reçu par le roi à Gembloux le 9 juin 1693.

LORGES (duc de) Gui-Aldonce de Durfort, né en 1630-décédé à Paris le 22.10.1702, maréchal de FRANCE en 1676, reçu par le roi à Versailles le 10 décembre 1693.

LUXEMBOURG (duc de) François Henri de Montmorency, né à Paris le 8 janvier 1628-mort à Versailles le 4 janvier 1695, chevalier du Saint-Esprit le 31.12.1688, surnommé « le tapissier de Notre-Dame », maréchal de FRANCE en 1675, reçu par le roi à Versailles le 12 mai 1693.

NOAILLES (duc de) Anne, Jules, né le 04.02.1650-décédé le 02.10.1708, chevalier du Saint-Esprit le 31.12.1688, maréchal de FRANCE le 27 mars 1793, reçu par le roi à Versailles le 14 novembre 1693.

TOURVILLE, Anne Hilarion de COTENTIN, né à Tourville en 1642-mort à Paris le 28 mai 1701, chevalier de Malte, chevalier de Saint-Lazare en 1690, vice-amiral de France, maréchal de FRANCE le 27 mars 1693, reçu par le roi à Versailles le 10 décembre 1693.

VILLEROY (duc de) François de NEUFVILLE, né le 07.04.1644-décédé le 18.07.1730, chevalier du Saint-Esprit le 31.12.1688, maréchal de FRANCE le 27 mars 1693, reçu par le roi à Versailles le 11 mai 1693.

 

LISTES ALPHABETIQUES DE LA 1ERE PROMOTION EN DATE DU 8 MAI 1693 CLASSEES EN GRANDS-CROIX – COMMANDEURS ET CHEVALIERS.

 

8 grands-croix avec pension de 6.000 livres :

 

Service de terre

 

FEUILLEE (comte de la) Pierre, François du BAN, mestre de camp d’un régiment de cavalerie le 31 juillet 1654, brigadier le 15 juin 1667, maréchal de camp le 25 février 1676, lieutenant général le 28 juin 1678 et gouverneur de Dôle, décédé le 12 mars 1699. Reçu par le roi le 31 octobre 1693.

MONTCHEVREUIL (comte de) Gaston, Jean-Baptiste de MORNAY, né en 1624, tué à Nerwinden le 29 juillet 1693, chevalier du Saint-Esprit le 31.12.1688, colonel-Lieutenant du régiment du roi le 29 avril 1678, brigadier d’infanterie le 30 mars 1683, maréchal de camp le 24 août 1688, lieutenant général le 30 mars 1693, gouverneur particulier d’Arras. Reçu par le roi le 11 mai 1693.

POLASTRON (comte de) Denys, né en 1638, lieutenant-colonel du régiment du roi le 21 octobre 1678, brigadier le 28 février 1686, maréchal de camp le 25 avril 1691, lieutenant général le 3 janvier 1696, décédé en 1706. Reçu par le roi le 23 novembre 1693.

RABLIERE  (marquis de la) François de BRUC, mestre de camp du régiment de cavalerie  Montplaisir le 16 novembre 1657, brigadier de cavalerie le 13 février 1674, maréchal de camp le 25 février 1677, lieutenant général le 10 mars 1690, décédé à Bouchain en octobre 1704. Reçu par le roi à Cambray le 25 mai 1693.

RIVAROLLE (marquis de) Joseph, Philippe, Hyacinthe de SAINT-MARTIN D’AGLIE, mestre de camp d’un régiment de cavalerie le 9 novembre 1672, brigadier de cavalerie le 20 janvier 1678, mestre de camp lieutenant du régiment de Royal-Piémont le 20 mars 1678, maréchal de camp le 24 août 1688, décédé en 1704. Reçu par le roi le 11 mai 1693.

ROSEN (marquis de) Conrad, né en 1629, lieutenant général en 1665, mestre de camp d’un régiment de cavalerie le 30 décembre 1667, brigadier de cavalerie le 12 mars 1675, maréchal de camp le 24 août 1688, maréchal de FRANCE le 14 janvier 1703, décédé le 3 août 1715.  Reçu par le roi le 11 mai 1693.

VAUBAN (marquis de) Sébastien le PRESTRE, né le 15 mai 1633 – décédé le 30.03.1707, brigadier le 30 août 1674, maréchal de camp le 3 août 1676, lieutenant général le 24 août 1688, chevalier du Saint-Esprit le 02.02.1705, maréchal de FRANCE le 14 janvier 1703. Reçu par le roi au Quénoy le 31 mai 1693.

Service de mer

 

CHATEAUREGNAUT (comte de) François ? Louis de ROUSSELET, chevalier du Saint-Esprit le 02.02.1705, enseigne de vaisseau en 1661, capitaine en 1664, chef d’escadre en 1673, grand-Prieur de Bretagne de l’ordre de Saint-Lazare en 1681, lieutenant général des armées navales en 1688, capitaine général de la mer Océane par lettres de Philippe V. du 18 mars 1701, vice-amiral du Levant le 1er juin 1701, maréchal de FRANCE le 14 janvier 1703, lieutenant général en Bretagne le 22 avril 1704, commandant dans cette province le 26 du même mois, décédé le 15 novembre 1716.  Reçu par le roi le 3 janvier 1694.

 

8 commandeurs avec pension de 4.000 livres.

 

Service de terre

 

AVEJEAN (comte de) Denys de BANNES, (grand-croix le 20 mars 1699), capitaine dans le régiment des gardes françaises le 21 avril 1672, brigadier le 26 avril 1689, maréchal de camp le 30 mars 1693, lieutenant-colonel du régiment des gardes françaises le 28 décembre 1696, lieutenant général le 29 janvier 1702, décédé en 1707. Reçu par le roi le 19 avril 1694.

CHAMLAY Jules, Louis BOLE (marquis de), (sera grand-croix le 11 octobre 1693 en remplacement de MONTCHEVREUIL), maréchal général des camps et logis aux armées du Roi, auteur de 12 volumes in-folio de manuscrits sur la guerre. Reçu par le roi le 11 mai 1693.

GRANGE (de la), capitaine au régiment de Bourbonnais infanterie, décédé en 1709. Reçu par le roi le 31 octobre 1693.

LAUBANIE (de) Yrier de MAGONTHIER (grand-croix le 21 octobre 1704) major général de l’infanterie le 5 avril 1684, brigadier le 28 février 1686, maréchal de camp le 25 avril 1691, lieutenant général le 29 janvier 1702, décédé en 1706. Reçu par le roi le 28 décembre 1693.

MASSOT (chevalier de), brigadier des armées du roi en 1690, mestre de camp d’un régiment de cavalerie, décédé en 1714. Reçu par le roi à Gembloux le 9 juin 1693.

SAINT-SYLVESTRE, Louis, du FOUR, marquis de, seigneur de Satillieu, mestre de camp d’un régiment de cavalerie le 1er mars 1674, brigadier le 26 novembre 1681, maréchal de camp le 10 mars 1690, lieutenant général le 30 mars 1693, décédé en février 1719. Reçu par le duc de Noailles le 1er juin 1694.

VATTEVILLE (comte de) Louis, du FOSSE de la MOTTE, mestre de camp lieutenant du régiment d’Orléans cavalerie, brigadier le 24 février 1693, décédé le 4 septembre 1695. Reçu par le roi à Gembloux le 9 juin 1693.

 

Service de mer

 

PANNETIER, capitaine de vaisseau le 31 mars 1665, chef d’escadron des armées navales le 1er novembre 1689, décédé en 1696. Reçu par le roi le 12 octobre 1693 à neuf heures du matin dans son cabinet à Versailles.

 

16 commandeurs avec pension de 3.000 livres :

 

Service de terre

 

ALLEURS (marquis des) Pierre PUCHOT (grand-croix le 8 avril 1707) aide major du régiment des gardes françaises le 9 septembre 1675, capitaine au même régiment le 14 mars 1677, colonel d’infanterie le 26 mars 1691, major général de l’infanterie le 10 mai de la même année, brigadier le 30 mars 1693, maréchal de camp le 23 décembre 1702, lieutenant général le 1er mai 1704, ambassadeur à Constantinople en 1707, décédé le 25 avril 1725. Reçu par le roi le 20 décembre 1693.

ARBON (d’) commandant pour le service du roi de la citadelle de Verdun, décédé en 1717. Reçu par le roi le 16 février 1694.

BELLEGARDE (de) CANDAU, brigadier de cavalerie, décéde en 1706. Reçu par le roi le 5 août 1693.

BEZONS (de) Jacques BAZIN, né le 14.11.1646 – décédé le 22.05.1733 (grand-croix le 1er juin 1704), chevalier du Saint-Esprit le 03.06.1724, mestre de camp d’un régiment de cavalerie le 1er février 1675, brigadier le 24 août 1688, maréchal de camp le 30 mars 1693, premier directeur général de la cavalerie le 21 décembre1694, lieutenant général le 29 janvier 1702, maréchal de France le 15 mai 1709, conseiller au conseil de la régence en 1715. Reçu par le roi le 14 mai 1693.

BORDES (des) Philippe d’ESPOCY, neveu de monsieur le maréchal de Noailles, capitaine au régiment de Navarre en 1665, lieutenant-colonel le 7 mai 1680, inspecteur général de l’infanterie le 12 décembre 1685, brigadier le 26 février 1686, maréchal de camp le 25 avril 1691, gouverneur de Philippsbourg en 1688, lieutenant général le 29 janvier 1702, tué à Friedlingen le 14 octobre 1702. Reçu par le roi le 22 février 1694.

CASTEJA (de) Fiacre de BIAUDOS, brigadier d’infanterie, capitaine de grenadiers dans le régiment d’Auvergne, major et lieutenant du roi de l’île de Ré et gouverneur de Toul. Reçu per le roi à Versailles le 9 février 1694.

CHASTELAS (de) André de MATHIEU, brigadier d’infanterie, gouverneur de Longwy, décédé en 1693.

CAZE (comte de la) enseigne dans les gardes du corps du roi, décédé en 1698. Reçu par le roi le 11 mai 1693.

FOUCHARDIERE (de la) brigadier des gardes du corps du roi, décédé en 1698. Reçu par le roi le 11 mai 1693.

FOURILLE (marquis de) Henri de CHAUMEJEAN, capitaine dans le régiment des gardes françaises en avril 1677, brigadier d’infanterie en mars 1693, décédé le 29 février 1720. Reçu par le roi le 11 mai 1693.

GUILLERVILLE (de) FRANQUIN, gouverneur de Bouillon, décédé en 1704. Reçu par le roi à Mézières le 18 juin 1693.

LAUMONT (comte de) Florent du CHATELET (grand-croix le 20 septembre 1707) premier colonel du régiment de Ponthieu infanterie le 4 août 1685,  brigadier le 10 mars 1690, maréchal de camp le 28 septembre 1695, lieutenant général le 23 décembre 1702, décédé le 27 janvier 1732. Reçu par le roi à Gembloux le 9 juin 1693.

MONTESQUIOU (de) Daniel de PRESCHAC, inspecteur général de l’infanterie le 16 janvier 1680, lieutenant-colonel du régiment de Champagne le 26 novembre 1681, brigadier le 24 août 1688, maréchal de camp le 30 mars 1693, lieutenant général le 26 octobre 1704, décédé le 25 juillet 1715. Reçu par le duc de Noailles le 7 juin 1694.

ALOU (d’) brigadier de cavalerie, mestre de camp du régiment de cavalerie de Villeroy, décédé en 1701.

 

 

Service de mer

 

DAMBLIMONT (marquis) Thomas, Claude Renard de FUSCHAMBERG, lieutenant de vaisseau le 30 novembre 1663, capitaine le 12 novembre 1669, chef d’escadre le 1er janvier 1693, gouverneur général aux îles le 1er septembre 1696, décédé en 1700. Reçu par le roi le 10 décembre 1693.

LUC (comte de) Charles, François de VINTIMILLE, né en 1653 – décédé le 19 juillet 1740, chevalier du Saint-Esprit le 3 juin 1724, volontaire sur les galères à Marseille le 13 mai 1679, capitaine de galères le 26 janvier 1680, ambassadeur en Suisse en 1708, à Vienne en 1715. Reçu par le roi le 23 février 1694.

 

24 chevaliers avec pension de 2000 livres :

 

Service de terre

 

BELLECROIX (de) lieutenant-colonel de cavalerie d’Argenteau. Reçu par le roi le 14 décembre 1693.

BERCOURT (de) mestre de camp du régiment royal étranger cavalerie, décédé à Barcelone en 1697.  Reçu par le roi le 8 février 1694.

BOLH (de) mestre de camp du régiment royal-allemand, brigadier de cavalerie.  Reçu par le roi le 11 mai 1693.

CADRIEUX (comte de) Jean, capitaine du régiment de cavalerie d’Auger, brigadier des armées du roi en mars 1693, décédé en 1712. Reçu par le roi le 14 mai 1693.

CHAMBON D’HARBONVILLE (marquis) Adrien, colonel d’un régiment de milice de son nom, brigadier en 1694, décédé en 1712.  Reçu par le roi le 10 décembre 1693.

CHEVILLY (de) Claude HATTE, brigadier de dragons, gouverneur d’Ypres, maréchal de camp en janvier 1702, lieutenant général en octobre 1704, décédé en 1722. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

CRESPY (de) major du régiment d’infanterie du roi. Reçu par le roi le 11 mai 1693.

DU BOURG (comte) Léonor, Marie du MAINE, né le 14.09.1655 – décédé le 15.04.1739, maréchal de camp en mars 1693, maréchal de France le é février 1724, directeur général de la cavalerie, commandant en Alsace, gouverneur de Bapaume, chevalier du Saint-Esprit le 01.01.1711. Reçu par le roi le 5 avril 1694.

DU FORT, lieutenant-colonel du régiment de Catinat dragons, brigadier des armées du roi en 1706, décédé en 1721. Reçu par le roi le 16 février 1694.

DUPUY-VAUBAN (comte) Antoine le PRESTRE, brigadier d’infanterie en mars 1693, (commandeur le 12 mars 1694 et grand-croix le 10 août 1715) maréchal de camp en janvier 1702, lieutenant général en 1704, décédé à Béthune le 17 avril 1731. Reçu par le roi à Gembloux le 9 juin 1693.

FOREST (de la) lieutenant-colonel du régiment colonel général des dragons. Reçu par le roi le 10 mai 1693.

HAYE (de la) gouverneur de Saint Hypolite en Languedoc. Reçu par le roi le 3 mars 1694.

LUSSAN (de) capitaine d’une compagnie de chevaux légers. Reçu par le roi à Gembloux le 9 juin 1693.

MACHET Robert, capitaine lieutenant de la compagnie générale des Suisses, lieutenant-colonel du régiment des gardes en 1726, lieutenant général en 1736. Reçu par le roi le 9 mars 1694.

REFUGE (marquis de Pomponne), maréchal de camp en août 1688, lieutenant général en janvier 1696, décédé le 26 septembre 1712. Reçu par le roi le 14 mai 1693.

ROMAINVILLE (de) Charles, François le CAMUS, (commandeur le 1er octobre 1701) mestre de camp d’un régiment de cavalerie de son nom, maréchal de camps en 1696, décédé en 1704. Reçu par le roi le 9 mars 1694.

TRUFFIER D’AUGECOURT (comte de Villers) capitaine au régiment d’infanterie de la reine. Reçu par le roi le 25 août 1693.

VALKIER (de) capitaine d’une compagnie de chevaux légers au régiment de Vivans. Reçu par le roi le 28 décembre 1693.

VASSON Louis, (marquis de) RIGAUVILLE, sous-lieutenant de la seconde compagnie des mousquetaires, lieutenant général en 1702, gouverneur de l’île de Rhé en 1704, décédé en août de la même année.

VIENNE (de) mestre de camp du régiment de cavalerie d’Anjou. Reçu par le roi le 28 décembre 1693.

VILLEMANDOR (de) commandant au fort de Kell.

 

Service de mer

 

COGOLIN (de) Jacques de CUERS, chef d’escadre des armées navales. A prêté serment le 1er mai 1694 à Toulon, entre les mains de monsieur le maréchal de TOURVILLE.

MAGNOU (du) commandant à Rochefort, chef d’escadre des armées navales, décédé à Rochefort en 1706. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

PORTE (marquis de la) Charles de VESINS, chef d’escadre des armées navales, décédé à Toulon le 8 octobre 1693, sans avoir prêté serment.

 

24 chevaliers avec pension de 1500 livres :

 

Service de terre

 

ANGVEL Alexandre, marquis de Mennevillette, seigneur de Marcilly et de Crèvecoeur, capitaine au régiment des grades françaises, brigadier en 1704.

BARTHON vicomte de Montbas, brigadier en 1690, mestre de camp de cavalerie. Reçu par le roi le 25 janvier 1694.

BOULOGNE (de) Pierre, Gaston, Capitzuchi, capitaine de cavalerie. Reçu par le roi le 14 mai 1693.

BRESSY (de) capitaine au régiment des fusiliers.

CHEVALIER (de) ingénieur des armées du roi.  Reçu par le roi le 28 décembre 1693.

CHEVIRAY (marquis de) capitaine au régiment des gardes françaises, décédé en 1695. Reçu par le roi le 25 août 1693.

CORNELIUS (de) lieutenant-colonel du régiment de cavalerie dauphin. Reçu par le roi le 25 août 1693.

DAMOREZAN lieutenant au régiment des gardes françaises.  Reçu par le roi le 14 mai 1693.

FAYE (de la) major de Longwy. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

FERRIER (du) ou (de) Guy, capitaine au régiment de Forest, commandant la place d’Issoudun.  Reçu par le roi le 25 août 1693.

FRANCE-BROUILLE (de) capitaine au régiment de Navarre.  Reçu par le roi le 27 décembre 1694.

LOSTANGES (de) Louis, marquis de Saint Alvère, lieutenant au régiment des gardes françaises, sénéchal et gouverneur de Quercy, décédé en 1705. Reçu par le roi le 1er mai 1696.

MARCILLY (de) major, commandant la place de Strasbourg. Reçu par le roi le 19 avril 1694.

MARCILLY  (de), Louis MARTINVILLE, lieutenant des gardes du corps.  Reçu par le roi le 14 mai 1693.

MONROUX (de) Philippe, Marie, (commandeur le 16 janvier 1706)colonel d’un régiment d’infanterie étrangère, maréchal de camp en février 1704, lieutenant général en 1710, décédé en mars 1715. Reçu par le roi à Gembloux le 9 juin 1693.

NEUVILLE (de) BEAUVAIS, lieutenant-colonel du régiment de cavalerie de Fiennes.

REGNIER (de) SAINT-FOIX, lieutenant au gouvernement à Brouage, décédé en décembre 1705. Reçu le 9 mars 1694.

RICHERAN (de) Guy, ingénieur et major de Sarre-Louis, brigadier en 1696, maréchal de camp en février 1704, décédé le 27 octobre 1704.  Reçu le 8 février 1694.

ROSAMEL (de) capitaine lieutenant des chevaux légers d’Anjou et brigadier de cavalerie.  Reçu par le roi le 14 mai 1693.

SALERNE (de) lieutenant-colonel du régiment de Condé.

TROUSSE (de la) Paul, François, le HARDY, enseigne au régiment des gardes françaises. Reçu par le roi le 14 mai 1693.

Service de mer

 

MOTHEUX (le) capitaine de vaisseau du roi.  Reçu par le roi le 14 décembre 1693.

POINTIS (baron de) capitaine de vaisseau.  Reçu par le roi le 12 mai 1693.

SAUJON (chevalier de) capitaine de vaisseau.  Reçu par le roi le 14 décembre 1693.

 

48 chevaliers avec pension de 1000 livres :  (47 chevaliers ont été recensés avec certitude)

 

Service de terre

 

ARGOUX (d’) major de la citadelle de Tournay. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

BAINS (de) mestre de camp, commandant le régiment d’infanterie de Souvré.  Reçu par le roi le 8 février 1693.

BOISNEAU (de) capitaine du régiment de Bourgogne, lieutenant en l’hôtel royal des invalides.  Reçu par le 6 juillet 1693.

BONY (de) capitaine du régiment des Lyonnais. Reçu par le roi le 14 août 1694.

BOSQ (du) Luc, Adrien de Morin, capitaine au régiment de Piémont, brigadier en 1693 et décédé la même année. Reçu par le roi le 11 mai 1693.

CANAULT (de) capitaine au régiment des gardes françaises.  Reçu par le roi le 9 mars 1694.

CANTAN (de) commandant au fort de Strasbourg. Reçu par le roi le 16 février 1694.

CAPENDU (de) Charles, vicomte de Boursonne, enseigne au régiment des gardes françaises.

CAYLA (de) capitaine au régiment de Picardie. Reçu par le roi le 25 août 1693.

CHAUMIERE (de la) capitaine au régiment d’infanterie du roi. Reçu par le roi le 25 août 1693.

CHEVIGNY (de) commandant la place Nancy.  Reçu par le roi le 11 février 1694.

CLEZIEUX (de) LATIMIER, sous brigadier de a première compagnie des mousquetaires. Reçu par le roi le 14 décembre 1693.

CONTARDIERE (de la) major au régiment du Dauphiné, commandant à Entrevaux en Provence.

FERRAND DESCOSSAY, commissaire provincial d’artillerie, brigadier en 1702.  Reçu par le roi à Gembloux le 9 juin 1693.

FITTE (de la) capitaine au régiement de Piémont. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

GARAND (de) ingénieur. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

GENSAC (de) capitaine au régiment de Navarre, commandant à Valence. Reçu par le roi le 10 décembre 1693.

GRAND-MAISON (de) capitaine au régiment de Picardie. Reçu par le roi le 18 avril 1695.

HOUY (d’) capitaine au régiment de la marine.  Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

LIGNY (de) capitaine au régiment de Piémont.

LOUZE (de) commandant au fort de l’Ecluse près de Genève. Reçu par le roi le 28 décembre 1693.

LURCY (des) capitaine au régiment de Navarre et lieutenant de roi à Nice. Reçu par le roi le 28 décembre 1693.

MOIRON (de) Nicolas, major de la ville de Lille en mars 1690, brigadier d’infanterie en août 1706, maréchal de camp en janvier 1709. Reçu par le roi le 10 décembre 1693.

MOLE (chevalier de) Eustache, lieutenant de roi de Calais en 1712. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

NONANT (comte de) Félix, lieutenant aux gardes françaises, maréchal de camp en août 1668, lieutenant général des armées du roi en mars 1693, décédé en juillet 1698.  Reçu par le roi le 25 août 1693.

MONTIGNY (de) lieutenant-colonel d’un régiment de fusiliers. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

MOTTE (de la) François DEBROSSE, lieutenant de roi de la citadelle de Lille, brigadier en 1707, décédé en 1722. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

MOTTE MARSE (de la) capitaine au régiment de Navarre. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

NEUVILLE (de) capitaine au régiment de cavalerie de Cayeu.  Reçu par le roi le 22 février 1694.

PARA (de) Louis de FIEUX, ingénieur, maréchal de camp en août 1698, lieutenant général en juin 1704, gouverneur de Mont-Dauphin en 1706, décédé à Barcelone en avril 1706. Reçu par le roi à Reims le 23 juin 1693.

PRADELLE DE LYRAC (de la) capitaine au régiment de Piémont. Reçu par le roi le 3 mars 1694.

REGARDS (des) capitaine au régiment d’infanterie de la marine. Reçu par le roi le 25 août 1693.

REY (de) capitaine au régiment d’infanterie Dauphin. Reçu par le roi le 23 novembre 1693.

RICOUSSE (de) capitaine au régiment d’Enghien.

RICOUX (de) capitaine au régiment d’infanterie de Bourbon. Reçu par le roi le 14 mai 1693.

SAINT-AMADOUR (de) capitaine au régiment d’Orléans. Reçu par le roi le 4 juillet 1695.

SAINTE-FERRE (de) enseigne au régiment des gardes françaises. Reçu par le roi le 14 mai 1693.

SOSSIE (de) lieutenant-colonel mestre de camp du régiment de cavalerie de Presle. Reçu par le roi le 11 mai 1693.

TAILLEURS (des) capitaine au régiment d’infanterie de  Bourgogne. Reçu par le roi le 9 février 1694.

VAL CROISSANT (de) gouverneur du fort de Lescarpe. Reçu par le roi le 13 mars 1694.

VILLAFORMIO (de) capitaine au régiment royal d’infanterie de Roussillon. Reçu par le roi le 10 décembre 1693.

 

Service de mer

 

AUGIERS (chevalier des) capitaine de vaisseau, décédé le 09.12.1708.  Reçu par le roi le 7 décembre 1693.

BEAUSSIER Félix, capitaine de vaisseau du roi. Reçu par le roi le 17 décembre 1693.

PERRUSSIS (de) Louis, lieutenant de vaisseau du roi, décédé le 30.07.1715. Reçu par le roi le 12 mai 1693.

SEPTEMES D’AUGUSTINE (de) capitaine de vaisseau du roi. Reçu par le roi le 7 décembre 1693.

SICART capitaine de frégate, lieutenant de port à Toulon.  Reçu par le roi le 17 décembre 1693.

TREILLE (de la) capitaine de vaisseau du roi. Reçu par le roi le 22 décembre 1693.

 

 

32 chevaliers avec pension de 800 livres :  (31 chevaliers ont été recensés avec certitude)

 

Service de terre

 

ANJOU (d’) capitaine de cavalerie. Reçu par le roi le 14 mai 1693.

BARS (de) commandant à Traerbach. Reçu par le roi le 8 février 1694.

BLIN DE SEIGNELAY lieutenant au régiment de cavalerie du chevalier Duc. Reçu par le roi le 25 août 1693.

BLONDELOT (de) Jean, lieutenant au régiment de cavalerie de Servon. Reçu par le roi le 14 mai 1693.

BORELLY (de) lieutenant de dragons au régiment de Pinsonel. Reçu par le roi le 6 juillet 1693.

CAILLE (de la) capitaine de cavalerie au régiment de Saint-Aignan. Reçu par le roi le 6 juillet 1693.

CHAMPEY (de) capitaine de dragons de Guiaudon. Reçu par le roi le 16 février 1694.

COMBE (de la) capitaine au régiment de la marine et ingénieur, maréchal de camp en 1718. Reçu par le roi le 25 août 1693.

CORDAIS (de) maréchal des logis de la compagnie des gendarmes de Bourgogne. Reçu par le roi le 11 mai 1693.

DAIS (de) mousquetaire de la deuxième compagnie. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

DESOMBRE (de) capitaine commandant un bataillon de Navarre. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

DUGUE (de) capitaine commandant un bataillon de Navarre. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

ESTOILLE (de l’) lieutenant au régiment d’Orléans cavalerie.

GOUZOLLES (de) capitaine au régiment de cavalerie de la Reine.

GREGOIRE (de) capitaine au régiment d’Humières ;

GUIGNEVILLE (de) major de la citadelle de l’île de Rhé. Reçu par le roi le 11 janvier 1694.

HAGET (du) capitaine au régiment royal d’infanterie. Reçu par le roi le 3 mai 1694.

LAUNAY (de) capitaine au régiment de Picardie. Reçu par le roi le 13 novembre 1694.

LETUILLE (de) lieutenant de cavalerie du régiment d’Orléans.

MARTILLAC (de) capitaine au régiment d’infanterie Dauphin. Reçu par le roi le 31 octobre 1693.

MONTENOL (de) aide-major du fort de Saint-Jean de Marseille. Reçu par le roi le 10 mai 1694.

NEUVILLE (de) lieutenant au régiment de cavalerie de Langallerie. Reçu par le roi à Gembloux le 9 juin 1693.

PIERRE (de la) lieutenant de dragons. Reçu par le roi le 2 mars 1694.

PLANQUE (de) Barthélémi, lieutenant-colonel du régiment de Rouergue, inspecteur général d’infanterie en 1703, maréchal de camp en 1711. Reçu par le roi le 3 février 1695.

ROCHE (de la) lieutenant au régiment de cavalerie de Tilladet. Reçu par le roi le 11 mai 1693.

SENNEVILLE (de) major du régiment de dragons d’Asfeld. Reçu par le roi à Gembloux le 9 juin 1693.

 

Service de mer

 

FRICAMBAULT capitaine de vaisseau du roi. Reçu par le roi le 16 février 1694.

GRANDFONTAINE (chevalier de) capitaine de vaisseau du roi. A prêté serment à Brest entre les mains de monsieur le maréchal de Tourville, le 6 avril 1694,  en vertu du pouvoir à lui donner par sa majesté le 1er avril du même mois.

ISLE (de l’) capitaine de vaisseau. Décédé le 28.07.1693, sans avoir prêté serment.

PEAUDIERE (de la) capitaine de vaisseau du roi ; Reçu par le roi le 23  février 1694.

 

Le roi voulut que l’on suivit pour les réceptions l’usage observé à l’égard des chevaliers du Saint-Esprit et en sa qualité de grand-maître, il se réserva le soin de recevoir lui-même tous les chevaliers admis dans l’ordre de Saint-Louis. Aucun d’eux ne pouvait aborder les marques extérieures de l’ordre avant que cette formalité eut été remplie, la solennité qui devait accompagner sa réception rehaussait aux yeux de l’officier le prix de la récompense qu’il venait d’obtenir des mains du souverain, sources de toutes les grâces. Toutefois Louis XIV déléguera le droit de réception à deux reprises, c’est ainsi que Noailles et Tourville reçurent deux chevaliers. Par la suite le roi délèguera de plus en plus. La multiplicité des services ou l’éloignement des armées qui opéraient en Allemagne, en Flandre, en Espagne et en Piémont, les chefs d’escadre et les capitaines de vaisseau servant dans les flottes de l’océan ou de la Méditerranée, expliquent les écarts parfois importants entre la première promotion et la réception des chevaliers.

 

Nous constations qu’il n’y a aucun vendredi, n’oublions pas que cette journée était destinée aux officiers catholiques pratiquants, ayant dû fournir une attestation de l’archevêque ou évêque diocésain (article 12).

 

LISTE CHRONOLOGIQUE DANS LA RECEPTION DE L’ORDRE

 

Dimanche 10 mai 1693 (jour de la Pentecôte) à VersailleS

Le dauphin – Philippe duc d’Orléans – duc de Chartres – prince de Conti – maréchal de BELLEFONDS – de la FOREST

Lundi 11 mai 1693 à Versailles

Monsieur le prince de CONDE – Louis duc de BOURBON – maréchal de VILLEROY comte de TOULOUSE – duc du MAINE – comte de MONTCHEVREUIL – marquis de RIVAROLLE – marquis de ROSEN – de CHAMBLAY – comte de la CAZE – de la FOUCHARDIERE marquis de FOURILLE – de BOLH – de CRESPY – du BOSQ – de SOSSIE – de CORDAIS – de la ROCHE

Mardi 12 mai 1693 à Versailles

Maréchal de Luxembourg – baron de POINTIS – de PERUSSIS

Jeudi 14 mai 1693 à Versailles

Maréchal de CHOISEUL – de BEZONS –comte de CADRIEUX – marquis de REFUGE – de BOULOGNE – DAMOREZAN – de MARCILLY – de ROSAMEL – de la TROUSSE – de RICOUX – de SAINT-FERRE – d’AUJOU – de BLONDELOT

Lundi 21 mai 1693 à Compiègne

Maréchal d’HUMIERES

Lundi 25 mai 1693 à Cambray

Marquis de la RABLIERE

Dimanche 31 mai 1693 à Le Quesnoy

De VAUBAN

Mardi 9 juin 1693 à Gembloux

Maréchal de JOYEUSE – chevalier de MASSOT –comte de VATTEVILLE – comte de LAUMONT – comte DUPUY-VAUBAN – de LUSSAN – de MOUROUX – FERRAND DESCOSSAY – de NEUVILLE – de SENNEVILLE

Jeudi 18 juin 1693 à Mézières

de GUILLERVILLE

Mardi 23 juin 1693 à Reims

de PARA

Lundi 6 juillet 1693

de BOISNEAU – de BORELLY – de la CAILLE

Mardi 5 août 1693

de BELLEGARDE

Mardi 25 août 1693

TRUFFIER D’AUGECOURT – marquis de CHEVIRAY – de CORNELIUS – du FERRIER – de CAYLA – de la CHAUMIERE –comte de NONANT – des REGARDS BLIN DE SEIGNELAY – de la COMBE

Lundi 12 octobre 1693 à Versailles

PANNETIER

Samedi 31 octobre 1693

Comte de la FEUILLEE – de la GRANGE – de MARTILLAC

Samedi 14 novembre 1693 à Versailles

Maréchal de NOAILLES

Lundi 23 novembre 1693

Comte de POLASTRON – de REY

Lundi 7 décembre 1693

Chevaliers des AUGIERS – de SEPTEMES D’AUGUSTINE

Jeudi 10 décembre 1693 à Versailles

Maréchal de LORGE – maréchal TOURVILLE – marquis DAMBLIONT –marquis CHAMBON D’HABONVILLE – de GENSAC –de MOIRON – de VILLAFORMIO

Lundi 14 décembre 1693 à Versailles

de BELLECROIX –le MOTHEUX – chevalier de SAUJON – de CLEZIEUX

Jeudi 17 décembre 1693

BEAUSSIER – SICART

Dimanche 20 décembre 1693

Marquis des ALLEURS

Mardi 22 décembre 1693

TREILLE

Lundi 28 décembre 1693

de LAUBANIE –de VALKIER –de VIENNE –de CHEVALIER – de LOUZE

Dimanche 3 janvier 1694 à Versailles

Maréchal d’ESTREES – comte de CHATEAUREGNAULT

Lundi 11 janvier 1694

de CHEVILLY – du MAGNOU – de la FAYE – d’ARGOU – de la FITTE de GARAND – d’HOUY – chevalier de MOLE – de MONTIGNY – de la MOTTE – de la MOTTE MARSE – de DAIS – de DESOMBRE – de GUIGNEVILLE

Lundi 25 janvier 1694 à Versailles

Maréchal de CATINAT – BARTHON

Lundi 8 février 1694

de BERCOURT – de RICHERAN – de BAIN – de BARD

Mardi 9 février 1694 à Versailles

de CASTEJA – des TAILLEURS

Jeudi 11 février 1694

de CHEVIGNY

Mardi 16 février 1694

d’ARBON – DU FORT – de CANTAN – de CHAMPEY – FRICAMBAULT

Lundi 22 février 1694

des BORDES – de NEUVILLE

Mardi 23 février 1694

Comte de Luc – de la PEAUDIERE

Mardi 2 mars 1694

de la PIERRE

Mercredi 3 mars 1694

de LA HAYE – de la PRADELLE DE LYRAC

Mardi 9 mars 1694

MACHET – de ROMAINVILLE – de REGNIER – de CANAULT

Samedi 13 mars 1694

de VAL CROISSANT

Lundi 5 avril 1694

Comte DU BOURG

Mardi 6 avril 1694 à Brest (par le maréchal de TOURVILLE)

Chevalier de GRANDFONTAINE

Lundi 19 avril 1694

Comte d’AVEJEAN – de MARCILLY

Samedi 1er mai 1694 à Toulon (par le maréchal de TOURVILLE qui était encore à Brest 25 jours auparavant !)

de COGOLIN

Lundi 3 mai 1694

du HAGET

Lundi 10 mai 1694

 de MONTENOL

Mardi 25 mai 1694 à Cambray

DUGUE

Mardi 1er juin 1694 (par le duc de Noailles)

SAINT SILVESTRE

Lundi 7 juin 1694 (par le duc de Noailles)

De MONTESQUIOU

Samedi 14 août 1694

de BONY

Samedi 13 novembre 1694

de LAUNAY

Lundi 27 décembre 1694

de FRANCE-BROUILLE – des LURCY

Jeudi 3 février 1695

de PLANQUE

Lundi 18 avril 1695

de GRAND-MAISON

Lundi 4 juillet 1695

de SAINT-AMOUR

Mardi 1er mai 1696

de LOSTANGES

 

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Les croix du modèle de la création

 

Description

 

Un seul modèle officiel de la croix a existé, dont le comte de Pierredon en a fait une description très précise :

 

« Croix d’or à quatre branches anglées de fleurs de lis d’or et terminées par huit pointes boutonnées ; lesdites branches portant en leur centre une queue d’aronde d’or bordée extérieurement d’émail blanc ; au centre un médaillon presque rond et fortement bombé portant : sur la face, l’effigie en pied de Saint-Louis sur un tertre d’émail vert, ledit Saint-Louis cuirassée d’or, couvert d’un manteau bleu fourré d’hermine, en émail, tenant de la main droite une couronne de laurier en émail vert et de la main gauche une couronne d’épines, aussi en émail vert, et un voile en émail blanc, posé sur un fond d’émail rouge parsemé des clous de la passion et entouré d’une bordure d’émail bleu portant la légende : LUD. M. INST. 1693 ; en lettres capitales d’or ; au revers, une épée flamboyante d’or, la lame passée dans une couronne de laurier, en émail vert, à laquelle elle est liée par une écharpe blanche, le tout posé sur un fond d’émail rouge et entouré d’une bordure d’émail bleu portant la légende : BELL. VIRTUTIS. PRAEM ; en lettres capitales d’or ; la croix est reliée à la bélière par un motif figurant une demi-fleur de lis ».

 

Mentionnons que Saint-Louis a le regard tourné sur la droite, dans les fabrications 18e et début 19e, il sera de face.

 

Fabrication :

 

Les premières fabrications des croix ont été moulées ; à partir de Louis XVI certains fournisseurs utiliseront la méthode du balancier, procédé semblable à celui des émissions de monnaies. Ils devaient se rapprocher au plus juste du modèle officiel. Cependant on trouve de nombreuses différences de fabrication :

 

Nos observations ont porté sur 18 croix du modèle de la création ; les modules varient de 34 à 40 mm, ils sont en or à 20 carats.

 

La bélière forme une demi-lune de lys, l’anneau simple plus rarement double en or à 20/22 carats est généralement lisse et transversal.

 

Les centres circulaires en champlevés, en or à 20/22 carats, sont bombés ou extrêmement bombés du style d’une demi-sphère.

 

La légende en lettres capitales d’or « LUD. M . INST. 1693 » au revers, pour Ludovicus Magnus Instituit (Louis le grand a établi en 1693)et « BELL. VITUTIS. PRAEM » à l’avers, pour Bellicae Virtutis Praemium (récompense de la valeur guerrière) semble avoir été attribuée à Boileau historiographe du roi et membre de l’académie des inscriptions.

 

Les centres sont fixés au moyen de rivets à l’embase des branches, soit latéralement, soit verticalement, sur les 18 croix, 13 sont horizontaux et 5 verticaux. Les rivets principalement en or peuvent être en fer ou en cuivre (certainement dû à la suite d’une restauration de la croix).

 

Les pointes de la croix sont boutonnées ou dit « à boules », nous trouvons donc : 10 croix à boules, 6 croix à boules base à collerette et 2 curieux modèles dont les pointes sont fort arrondies, l’un d’eux figure dans l’ouvrage de BOURDIER page 22.

 

Le ruban sera de « couleur feu » en soie moirée.

 

Un singulier modèle qui semble fort rare a été retrouvé dans l’épave du vaisseau « le Chameau »25. Croix d’un modèle de 32 mm, anneau de bélière double, pointes boutonnées, centres circulaires fixés au moyen de quatre rivets en or (2 horizontaux et 2 verticaux). Cette croix fit l’objet d’une vente par Sotheby’s à New York le 11 décembre 1971 lot 704, avec d’autres objets du trésor « le Chameau ». Le catalogue de la vente précise que le possesseur de cette croix était le sieur d’Egly, major de Québec promu chevalier de Saint-Louis le 24 février 1725. Cependant n’oublions pas que les officiers étaient une centaine à bord !

 

Les croix n’étaient qu’en dépôt. A la mort du récipiendaire, la croix devait être restituée à la trésorerie de l’ordre pour la remettre à un nouveau chevalier promu.

                                                                                                                                                                                                                            Fabricants :

 

Hélie DUFRESNOY, dans son journal mentionne deux fournisseurs :

  • De LAUNAY :

Le 9 juillet 1693, il lui a été remis 7.235 livres pour fourniture de rubans et de croix dont 33 grandes à 115 livres et 43 petites à 80 livres. De Launay restera fournisseur jusqu’à sa mort et son entreprise sera reprise par son gendre le sieur de COTTE. Le mercure galant de mai 1693 nous précise « ces croix sont très belles et bien travaillées et quoique chargées de beaucoup d’ouvrage et faites avec précipitation, tout s’y distingue, mais il ne part rien que de parfait de chez monsieur de Launay orfèvre du roy ».

  • Abraham SCHEULE :

Marchand joaillier, a fourni 26 croix à 75 livres le 19 août 1694 et 25 croix le 25 septembre suivant.

 

Port de la croix : (article 3 de l’édit d’avril 1693)

 

« Voulons que tous ceux qui composeront ledit ordre de Saint-Louis, portent une croix d’or, sur laquelle il y aura l’image de Saint-Louis, avec cette différence, que les grands-croix la porteront attachée à un ruban large couleur de feu, qu’ils mettront en écharpe et auront encore une croix en broderie d’or, sur le justaucorps et sur le manteau : les commandeurs porteront seulement le ruban en écharpe, avec la croix qui y sera attachée, sans qu’ils puissent porter la croix en broderie d’or sur le justaucorps ni sur le manteau ; et les simples chevaliers ne pourront porter le ruban en écharpe, mais seulement la croix d’or attachée sur l’estomac, avec un petit ruban couleur de feu.

 

Conclusion :

 

Le roi mit dans ces cérémonies tout l’appareil dont elles pouvaient être susceptibles. On devine aisément avec quelle impatience tous les officiers, qui pouvaient prétendre à être décorés d’une croix si honorable, attendaient de voir paraître la promotion à laquelle le roi travaillait depuis longtemps avec une extrême application, pour ne pas récompenser l’intrigue à la place du mérite.

 

Louis XIV ne se contenta pas de lire les mémoires qui lui étaient présentés par ses secrétaires d’état, il fit un travail particulier avec les généraux qui avaient commandé les troupes de terre et de mer. Tout le monde comprit, par l’équité de cette promotion, que pour obtenir une place dans la nouvelle chevalerie, il fallait avoir longtemps marché dans le chemin des périls et de la gloire.

 

Plus briguée que la fortune, la croix renouvela des prodiges de valeur. On ne se trompa point. Ce nouvel objet d’émulation enflamma tout ce qu’il y avait d’officiers dans les armées. Ils prodiguèrent leur vie dans les combats pour mériter d’être marqués de ce sceau de valeur. Aussi les faits d’armes depuis l’institution de l’ordre devinrent plus fréquents, les combats plus sanglants et les victoires plus coûteuses aux ennemis. L’ambition de l’obtenir fut telle, que beaucoup d’officiers investis de pensions pécuniaires demandèrent instamment à les échanger contre cotre une distinction d’autant plus honorable à leurs yeux, qu’elle était la seule personnelle. Un officier qui jouissait d’une pension considérable, ayant déclaré qu’il en ferait volontiers l’abandon en échange de la croix. Louis XIV répondit avec la majesté offensée d’un roi législateur « je le crois bien ». Ce mot du monarque est d’une haute portée. Il peint à lui seul l’élévation du caractère français et donne toute la mesure de l’émulation d’une récompense honorifique, exclusivement militaire, est susceptible de faire naître dans l’armée.

 

Collectionneur les ordres de chevalerie et en particulier ceux du roi n’est pas seulement faire preuve de bon goût et d’élégance. Chacun d’eux est une belle invitation à se promener à travers l’histoire. A l’aube du 21e siècle il apparaît important d’être attaché aux valeurs du passé et de protéger un patrimoine culturel que seule la passion permettra de rassembler et de transmettre aux générations futures. Puisse la découverte de ces joyaux de notre passé toujours susciter l’intérêt et l’émotion des collectionneurs.

 

Notes de bas de pages :

 

1 – La plupart des auteurs notamment MAZAS et d’ASPECT citent la date du vendredi 8 mai 1693 comme étant celle de la première réception, il paraît peu probable que le roi ait reçu un vendredi, il doit y avoir confusion entre promotion et réception. De plus comme nous le verrons plus loin, au cours des réceptions qui se sont étalées sur 3 années environ aucun chevalier n’a été reçu un vendredi. Le dimanche 10 mai 1693, jour de la Pentecôte, Louis XIV procèdera à la première réception.

 

2 – On a dit et écrit que monsieur de VAUBAN avait eu la première idée de l’institution de l’ordre de Saint-Louis. D’ASPEC,T dans son premier tome, cite les mémoires de d’AGUESSAU. Ce dernier aurait contribué à rédiger les édits et les arrêts qu’il fallait donner pour réaliser ce projet et eu l’honneur de les présenter au roi, qui se les fit lire avec plaisir. MAZAS, dans sa deuxième édition ne partage pas cette opinion, il précise que par tradition familiale monsieur le Maréchal de Luxembourg avait le mérite d’avoir fourni à Louis XIV la pensée de l’institution de cet ordre. (voir bibliographie).

 

3 – Les bas officiers seront appelés sous-officiers en 1790.

 

4 – En 1694, l’académie d’Angers, mettant au concours un prix d’éloquence, choisit pour sujet l’institution de l’ordre militaire de Saint-Louis. Il fut remporté par l’abbé BOCQUILLON (recueil de 16 pages B. N. F. côte 4°L115).

 

5 – Pour en savoir plus nous invitions le lecteur à consulter  la seconde édition d’Alexandre MAZAS terminée par Théodore ANNE 1860-61 en 3 volumes. L’ouvrage actuellement le plus complet dont un exemplaire se trouve sous la côte 8°L115 à la B. N. F. (malheureusement il présente de nombreuses lacunes, la liste complète des chevaliers de Saint-Louis reste à faire).

 

6 – TOULOUSE (comte de) Louis Alexandre de BOURBON, né le 06.06.1678 – décédé le 01.12.1737, chevalier de la Toison d’or, chevalier du Saint-Esprit le 02.02.1693, amiral de France, en fonction  du 18.11.1683 à 1694, reçu par le roi le 11 mai 1693.

 

7 – MAINE (duc du) Louis Auguste de BOURBON, né le 31.03.1670 – décédé le 14 mai 1736, général des galères, colonel général des Suisses et Grisons, grand maître de l’artillerie, gouverneur du Languedoc, chevalier du Saint-Esprit le 2 juin 1686, en fonction du 15.07.1688 au 01.09.1694, reçu par le roi le 11 mai 1693.

 

8 – Un modèle figure dans l’ouvrage de BOURDIER page 25.

 

9 – BARBEZIEUX (marquis de) Louis, François, Marie le TELLIER, fils de LOUVOIS, en fonction de 1691 au 5 janvier 1701, date de son décès dans l’exercice de sa charge.

 

10 –PHELYPAUX Louis, comte de PONTCHARTRAIN en fonction de 1690 à 1699.

 

11 - BOUCHERAT Louis, en fonction du 01.11.1685 au 02.09.1699.

 

12 – Comme nous l’avons déjà signalé, ce document semble être le seul complet et authentique qui soit parvenu jusqu’à nous.

 

13 – Il y a des relents de l’antique chevalerie dans la cérémonie de la remise de la croix qui s’apparente à l’adoubement.

 

14 – Rappelons que l’on n’était pas chevalier de Saint-Louis après avoir été nommé par le roi, on ne l’était que par la réception.

15 – Source : http://convertisseur-monnaie-ancienne.fr/?Y=1700&E=0&L=2000&S=0&D=0

 

16 – Louis, Dauphin, fils unique de Louis XIV, né le 01.11.1661 – décédé à Meudon le 14 avril 1711, chevalier du Saint-Esprit le 01.01.1682 suivant les prérogatives des enfants de France.

 

17 – ORLEANS (duc d’) Philippe, né le 27.09.1640 – décédé à Saint-Cloud le 06.09.1701, le vainqueur de Cassel.

 

18 – ORLEANS (duc de Chartres puis duc d’) Philippe,  né le 02.08.1674 – décédé le 02.12.1723, régent de France, chevalier de la Toison d’or, chevalier du Saint-Esprit le 02.06.1686.

 

19 – CONTI (prince de) François, Louis, né le 20.04.1664 – décédé le 22.02.1709, chevalier du Saint-Esprit le 02.06.1686, « idole des soldats, héros de officiers » (Saint-Simon).

 

20 – article 14 de l’édit d’avril 1693.

 

21 – BLOUIN Louis (1658-1729) 1er valet de chambre du roi en 1665, intendant des châteaux de Versailles et de Marly en 1701. Saint-Simon en parle avec du respect, ce qui est rare « homme de beaucoup d’esprit  qui choisissait sa compagnie dans le meilleur de la cour. BLOUIN était (des valets) le mieux de tous dans la confiance du roi ».

 

22 – DANGEAU (marquis de) Philippe de COURCILLON, né le 21.09.1638 – décédé le 0909.1720, chevalier du Saint-Esprit le 31.08.1688, il a laissé un curieux journal qui va de 1684 à 1720 et dont il existe de nombreuses copies, MM DUSSIEUX et SOULIE en donnèrent de 1854 à 1860 une édition complète en 19 volumes in-8 avec des notes inédites de St Simon qui ne l’épargne guère.

 

23 – TESSE (comte de) René de FROULAY, né en 1650 – décédé le 30 mars 1725, grand d’Espagne, chevalier du Saint-Esprit le 31.12.1688, maréchal de France le 14 janvier 1703.

 

24 – Il s’agit des 12 maréchaux encore vivants en 1693, dont 7 feront partie de la réception faite à Marly le 27 mars 1693 (Choiseul-Villeroy-Joyeuse-Boufflers-Tourville-Noailles et Catinat). Cette grande promotion fera également 28 lieutenants généraux, 26 maréchaux de camp et 63 brigadiers à savoir 27 de cavalerie et 36 d’infanterie.

 

25 – Suite à de graves problèmes économiques au Canada le roi décide en 1722 d’envoyer le navire « le Chameau » porter 82.000 livres en monnaie d’or et d’argent. Il quitte Rochefort en juillet 1725 avec à son bord 100 officiers et 216 passagers. Le 25 août 1725, le navire arrive face au Cap-Breton, essuie une tempête et s’écrase à 12 miles de Louisbourg contre un récif appelé depuis le « rocher du Chameau ». Une première tentative afin de récupérer le trésor aura lieu en 1726, seulement 6.000 livres seront mis à jour. Deux siècles plus tard le 19 septembre 1965 une seconde tentative aura plus de succès, des monnaies d’or, d’argent, des bijoux et une croix de Saint-Louis seront découverts. Ils feront l’objet d’une vente par Sotheby’s à New York les 10 et 11 décembre 1971. La croix reproduite dans le catalogue de vente est restée quasi intacte malgré son séjour de deux siècles et demi dans une eau salée et glacée, seuls les émaux bleus circulaires des centres ont été endommagés et l’or légèrement altéré.

 

 

Bibliographie, sources (les ouvrages ne comportant aucune côte appartiennent à l’auteur)

 

Archives du musée de la marine, palais de Chaillot PARIS.

 

Archives du service Historique de l’Armée à Vincennes, notamment : Registre concernant la nomination des grands-croix, des commandeurs et des chevaliers de Saint-Louis, 8 mai 1693-février 1696 (côte YA 212).

 

ASPECT (d’) histoire royale et militaire de Saint-Louis, Paris chez la veuve Duchesne 1780 – 3 volumes in-8.

 

BOURDIER, les ordres français et les récompenses nationales 2e édition 1977.

Catalogue vente Sotheby’s du 10 et 11 décembre 1971 New York.

 

CLAIRAMBAULT (collection) (archives nationales côte Mss. FR 1306 et 1307).

 

CLOAREC, Alain, L’ordre royal  et militaire de Saint-Louis et l’institution du mérite militaire, Art et curiosité n° 59 – novembre/décembre 1975.

 

COLLEVILLE (comte) et SAINT CRISTO François,  Les ordres du roi Paris 1925.

 

D’HOZIER (comte) Jean François, Louis, recueil de tous les membres composant l’ordre royal et militaire de Saint-Louis depuis 1693, au bureau général du bon français 1817–18 – 2 volumes in-8 (bibliothèque historique de la ville de Paris côte 18 828).

 

DANGEAU (journal de) ordres de Saint-Louis, Saint-Michel et de Malte (archives nationales côte mss. FR.22 722)

 

DANIEL LANGLOIS-BERTHELOT, le maître-calendrier, Chambéry 1975.

 

Dictionnaire des maréchaux de France, librairie académique PERRIN 1988.

 

DUFRESNOY, Hélie, mémoire sur l’établissement de l’ordre de Saint-Louis 1693-1698.

(Journal des choses qui se sont faites et passées dans l’ordre militaire de Saint-Louis archives nationales côte mss. FR.8. 210).

 

Edit du roy, portant création et institution d’un ordre militaire sous le titre de Saint-Louis Paris1693 (MESLIN 1785 – collection des Edits pages 211/220.

 

Expéditions de l’ordre de Saint-Louis en faveur des officiers de la marine et des galères 1693-1703 (archives nationales côte mss. FR.8.211).

 

GAZETTE n° 18 du 16 mai 1693. (bibliothèque nationale de France côte M-197).

 

GAZETTE DE HOLLANDE avril/mai 1693 (bibliothèque nationale de France côte G-4281).

 

HATIN, Eugène, bibliographie historique et critique de la presse périodique française – éditions Anthopos 1965.

 

MAZAS, Alexandre, histoire de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, depuis son institution en 1693, jusqu’en 1830, Paris Firmin-Didot 1860-1861 – 3 volumes in-8 (seconde édition).

 

MERCURE GALANT avril et mai 1693 (bibliothèque nationale de France côte M-238).

 

MERCURE HISTORIQUE ET POLITIQUE avril 1693 (bibliothèque nationale de France côte G-16046).

MERLE histoire de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, précédé d’un précis sur l’ancienne chevalerie Paris 1815 (bibliothèque nationale de France côte L1 15-10).

 

MESLIN mémoires historiques concernant l’ordre royal et militaire de Saint-Louis et l’institution du mérite militaire, Paris imprimerie royale 1785 – in-4.

 

OUDINOT (général) Nicolas, Charles, Victor, REGGIO, considérations sur les ordres de Saint-Louis et du mérite militaire (extrait du spectateur militaire 85e livraison) PARIS 1833.

 

PIERREDON (comte Michel de), contribution à l’histoire des ordres de mérite, Rodez 1953.

 

ROGER, P, J E.C.O.D. (journal européen du collectionneur d’ordres et décorations) n° 6-8/1972 et 9/1973.

 

SAINT­-SIMON (duc de) mémoires complets et authentiques sur le siècle de Louis XIV et la régence, hachette 1856-1858 – 20 volumes in-8.

 

TOURVILLE, mémoires du maréchal de Tourville, à Amsterdam 1758 – 3 volumes in-12.

 

VERGENNES Charles, Philippe de, le Tricentenaire de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Bulletin de la Société des amis du musée de la Légion d’honneur n°4/1993, pp. 5 et s.